Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 16:31

Aujourd'hui, direction Bifrost n° 55, pour son excellent dossier spécial Roger Zelazny. Pour les non-initiés, Bifrost est un magazine de référence des littératures de l'imaginaire. Et Roger Zelazny l'un des piliers de la science-fiction anglophone. On lui doit notamment L'île des morts, Seigneur de lumière, Le maître des rêves, ou encore le cycle de fantasy « Ambre ».

 

Dans ce dossier donc, un article en particulier nous intéressera, article que l'auteur a rédigé lui-même, et dans lequel celui-ci « nous livre les secrets de fabrication du roman [L'œil de chat], son approche de l'écriture en général et les particularités propres à l'élaboration d'un texte de science-fiction en particulier. »

 

Une lecture que je ne peux que vous recommander !

 

Le site de Bifrost / Le Bélial'

Par Elisabeth - Publié dans : Lectures papier - Communauté : michel dubat-auteur
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 18:42

Tout comme au départ d'une course, réussir son début de roman est absolument crucial. En effet, si en course vous risquez de décrocher le peloton, là, c'est le lecteur qui risque de décrocher. Car la première impression peut fortement conditionner la poursuite de la lecture. Vous pouvez d'ailleurs en juger vous-même en votre qualité de lecteur avisé : en quelques pages, quelques chapitres pour les plus indulgents, la première impression est faite. Et en général, c'est la bonne.

 

Mais qu'est-ce qu'un bon début ? C'est donc celui qui va accrocher le lecteur. La recette ? Il n'y en a pas vraiment, sauf à éviter les défauts du mauvais début, justement... Qu'est-ce qu'un mauvais début alors ? En quelques mots, c'est celui qui repousse de plusieurs pages le début de l'action « utile » à l'histoire.

 

On observe deux cas de figure récurrents :

 

1) Dans l'élaboration de l'histoire, l'auteur a imaginé un contexte particulier, qui aura une influence indéniable sur les aventures du héros (exemple typique : les histoires de fantasy). Celui-ci trouve alors indispensable de décrire, avec force détails et précisions temporelles, en quoi consiste ce contexte et comment s'organise la société, en n'oubliant pas les immanquables états d'âmes et autres clichés. Et plusieurs dizaines de pages plus tard, de commencer l'histoire à proprement parler : « Dans ce monde triste et sans avenir, un jeune garçon prénommé Zrg vivait au sommet d'un tas d'immondices, etc., etc. » Seulement à ce stade-là, l'auteur risque fort de se retrouver tout seul avec son héros, aucun lecteur n'ayant eu le courage de franchir la barrière de ces pages soporifiques...

 

2) Dans la même veine, certains trouvent nécessaire de résumer les éléments antérieurs aux événements qui nous intéressent : le passé du personnage principal et autres protagonistes, l'enchainement qui a mené au résultat constituant la base du roman, etc. Là-aussi, c'est lassant pour le lecteur, qui risque de s'évaporer dans les effluves d'un condensé d'histoire plate et sans action.

 

Que ce soit pour le premier cas de figure ou le second, une chose est sûre : inutile de s'évertuer à construire une sorte d' « introduction » à l'histoire, car les choses que vous allez y mettre se retrouveront, que dis-je, doivent se retrouver dans le corps du roman même ! Si le héros est orphelin et que cet élément a de l'importance pour la compréhension de l'histoire ou un quelconque enjeu dans son achèvement, la chose sera mentionnée à la faveur d'une action, d'une conversation, par exemple : « De toutes les familles d'accueil qu'il avait connue, aucune n'avait été aussi chaleureuse que celle-ci » ; ou bien « - Tes parents ne t'ont-ils jamais parlé de ta famille ? - Je n'ai jamais connu mes parents. Ils sont morts quand j'étais tout petit », etc., etc.

 

Et concernant les roman de genre, si vous choisissez d'écrire un roman de fantasy ou autre, le lecteur en sera informé avant de commencer la lecture (ça sert aussi à ça, la couverture), cela fait partie du contrat tacite qui lie auteur et lecteur.

 

Bref, pour prendre un bon départ, un bon conseil : réfrénez vos envie de tout raconter, livrer au lecteur tout ce que vous avez en tête. Au contraire, apprenez à distiller : distribuer les éléments au compte-goutte, au fil du récit, sa lecture n'en sera que plus alléchante...

Par Elisabeth - Publié dans : Conseils
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 17:46

Un élément essentiel lorsque vous construisez votre histoire : connaître la fin. La fin est l'objectif que vous vous fixez et l'écriture du récit consistera à atteindre cette objectif.

 

Car prendre la plume, c'est un peu comme prendre la route : vous devez savoir où vous allez. Ensuite, une fois défini cet objectif, plusieurs possibilités s'offrent à vous : vous avez le choix du moyen, de l'itinéraire et de l'allure, autrement dit le choix de gérer votre parcours comme bon vous semble en fonction de vos envies, de votre motivation et de vos idées. Et ce sans perdre de vue que ce parcours doit servir cet objectif, qu'il émane d'une certaine logique.

 

Pour reprendre la comparaison précédente, si vous partez de Paris pour vous rendre à Strasbourg, il serait illogique de prendre la direction de Rennes. Par contre, vous pouvez opter pour la voiture, dans ce cas vous aurez le choix entre les routes nationales et l'autoroute ; le train, en TGV ou train Corail ; ou pourquoi pas le vélo ? Vous arriverez à Strasbourg, plus ou moins rapidement, plus ou moins fourbu, et dans un état d'esprit différent selon vos choix, mais d'une manière ou d'une autre, vous y arriverez.

 

Et pour bien finir, il est essentiel de se poser quelques questions : cette fin que l'on a choisie, offre-t-elle une conclusion au récit ? Et cette conclusion est-elle satisfaisante ?

Et sans doute le plus important : cette fin découle-t-elle de votre histoire ou bien procède-t-elle d'un arrangement soigneusement concocté par l'auteur pour « mettre un terme » à l'histoire plutôt que la conclure ?

 

Il est finalement essentiel que votre histoire « conduise » à la fin que vous aurez choisie. C'est une condition essentielle de la réussite du projet d'écriture.

Par Elisabeth - Publié dans : Conseils
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 14:57

Comme dans tout domaine de la vie, il y a des jours où tout va comme sur des roulettes et d'autres qui connaissent leur lot de labeur pour chaque ouvrage entamé. Et l'écriture n'y fait pas exception.

 

Avant tout, un petit préalable (mais faut-il le rappeler ?).

Loin d'être véritablement une performance à la manière des sportifs, écrire requiert tout de même que l'on donne le meilleur de soi-même. Pour cela, une bonne hygiène de vie est tout à fait recommandable : sommeil en quantité suffisante, repas équilibrés (cela aide au bon fonctionnement du cerveau) et pas trop riche (pour limiter le coup de barre post-déjeuner...), pratique régulière d'un sport (pour l'écriture ce n'est pas indispensable, bien sûr, mais intéressant quand il s'agit de s'aérer l'esprit, et pour équilibrer la journée), etc.

 

Évidemment (et qui n'en a pas déjà fait l'expérience ?) certaines substances, que je ne nommerai pas, peuvent « aider » ponctuellement à la création. Mais c'est une pratique dangereuse susceptible de mener à l'addiction. Car elles risquent fort de devenir indispensables et la créativité n'apparaître plus qu'à cette condition. C'est pourquoi je déconseille vivement ces pratiques.

 

Alors, quel est le secret ?

Plus haut, je faisais référence au sport. Ici, le principe sera un peu le même. Les jours sans (inspiration), il va falloir fournir plus d'efforts, et ne surtout pas laisser la tâche à plus tard et attendre l'inspiration. Elle doit être domptée, et nous ne devons pas nous soumettre à ses caprices. Les aspirants écrivains qui attendent patiemment l'inspiration ne finissent généralement pas leur manuscrit...

 

Dans la pratique, l'attitude à adopter dans ces jours de carence consistera à travailler malgré tout.

Vous ne savez pas comment tourner vos phrases et poursuivre un travail entamé ? Mettez sur le papier tout ce qui vous passe par la tête, écrivez sans relâche, quitte à tout reprendre par la suite. Cela constituera une sorte d'échauffement qui dérouillera les rouages de l'écriture. Et même si le résultat ne vous convient guère, c'est un passage nécessaire pour retrouver la fluidité des phrases et la spontanéité des mots.

Manque d'idée dans la construction du scénario d'un roman ? Au lieu de vous retourner sur votre chaise, sortez, muni de votre carnet de notes et saisissez tout ce qui, dans votre environnement immédiat, pourrait servir à votre histoire. Une fois de retour devant votre ouvrage, compiler et agencez les éléments recueillis avec le travail déjà réalisé, et jugez du résultat obtenu...

 

Il existe de multiples variantes sur les mêmes idées, mais l'essentiel est bien de maintenir une certaine cadence dans le travail fondamental d'écriture. S'il le faut, imposez-vous un créneau horaire quotidien qui y sera consacré. C'est indispensable pour progresser.

Par Elisabeth - Publié dans : Conseils
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 07:28

Écrire n'est pas un travail comme les autres. C'est quelque chose qui ne nous quitte plus. Le flux de pensées, de réflexions et d'idées ne s'arrête pas après avoir posé le stylo, éteint l'ordinateur. C'est un travail cérébral impliquant un mécanisme qui se déclenche automatiquement, parfois dans les moments les plus inattendus. Et laisser divaguer ses pensées sans aucun but offre parfois de bons résultats : les idées sont difficiles à dompter, et ce n'est pas toujours en les cherchant qu'on les trouve.

 

De plus, les idées sont éphémères : si elles ne sont pas rapidement fixées, elles s'échappent, sans laisser la garantie de revenir plus tard. Notre mémoire vive n'est pas infaillible. Aussi, lorsqu'une idée fait surface, il faut en prendre note, en garder une trace. Indélébile, de préférence. D'où l'importance du carnet de note, ou, plus moderne, du dictaphone (et d'en disposer en permanence), seuls moyens de fixer les idées immédiatement, sous leur forme brute.

 

Après cela, libre à vous de la conserver, de la faire fructifier, ou de la jeter, si elle ne vous plaît finalement pas. Mais au moins n'aurez-vous aucun regrets.

Par Elisabeth - Publié dans : Conseils
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