Écrire n'est pas un travail comme les autres. C'est quelque chose qui ne nous quitte plus. Le flux de pensées, de réflexions et d'idées ne s'arrête pas après avoir posé le stylo, éteint l'ordinateur. C'est un travail cérébral impliquant un mécanisme qui se déclenche automatiquement, parfois dans les moments les plus inattendus. Et laisser divaguer ses pensées sans aucun but offre parfois de bons résultats : les idées sont difficiles à dompter, et ce n'est pas toujours en les cherchant qu'on les trouve.
De plus, les idées sont éphémères : si elles ne sont pas rapidement fixées, elles s'échappent, sans laisser la garantie de revenir plus tard. Notre mémoire vive n'est pas infaillible. Aussi, lorsqu'une idée fait surface, il faut en prendre note, en garder une trace. Indélébile, de préférence. D'où l'importance du carnet de note, ou, plus moderne, du dictaphone (et d'en disposer en permanence), seuls moyens de fixer les idées immédiatement, sous leur forme brute.
Après cela, libre à vous de la conserver, de la faire fructifier, ou de la jeter, si elle ne vous plaît finalement pas. Mais au moins n'aurez-vous aucun regrets.
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